Les pratiques d'attachement
Comment définit-on les comportements d'attachement?
Les
comportements d'attachement sont les moyens employés par les enfants
pour obtenir des réactions de leurs fournisseurs de soins et maintenir
la proximité avec eux. Pour y arriver, un enfant pourra pleurer,
s'agripper, tendre les bras, ramper, marcher, sourire et émettre
des sons. Ces comportements assurent la sécurité physique et la
survie des enfants.
Comment
définit-on les pratiques d'attachement?
Les
pratiques d'attachement sont les techniques utilisées par les fournisseurs
de soins pour répondre aux comportements d'attachement des enfants
et ainsi former un lien profond et durable avec eux.
Qu'est-ce
qu'un attachement sécurisant?
Les
enfants forment un attachement sécurisant avec les fournisseurs
de soins qui:
- sont
disponibles;
- comprennent
leurs besoins
- sont affectueux
- prennent
plaisir à interagir avec eux
- sont
capables de consoler un enfant stressé
Comment
se comporte le nourrisson ou l'enfant qui a formé un attachement
sécurisant?
- Il recherche
la proximité avec le fournisseur de soins
- Il recherche
les contacts physiques avec le fournisseur de soins
- Il poursuit
ses interactions avec son fournisseur de soins
- Il peut
tenter d'interagir à distance avec le fournisseur de soins s'il
ne recherche pas la proximité et les contacts physiques
- Il se
calme rapidement en présence du fournisseur de soins et reprend
l'exploration de son environnement.
Qu'est-ce
qu'un attachement insécure?
Un
attachement insécure se forme lorsque les fournisseurs de soins
ne sont pas disponibles, ne comprennent pas les besoins des enfants,
ne sont pas affectueux, sont incapables de prendre plaisir à leurs
interactions avec les petits ou de consoler les enfants stressés.
L'attachement insécure prend diverses formes selon le degré de négligence
démontré par les principaux fournisseurs de soins.
L'attachement
anxieux ou ambivalent survient lorsque les principaux fournisseurs
de soins ont des réactions incohérentes et imprévisibles. Par moments,
ils se montrent réceptifs aux besoins de l'enfant et les ignorent
à d'autres. Les enfants dans cette situation recherchent désespérément
la proximité, mais ne croient pas à la disponibilité du fournisseur
de soins. C'est pourquoi ils deviennent extrêmement perturbés s'ils
sont séparés de leur figure d'attachement, mais sont difficiles
à calmer au retour de celle-ci. Comme ils ont peur de quitter leur
figure d'attachement pour explorer leur environnement, ces petits
ne parviennent pas à l'autonomie.
L'attachement
évitant apparaît lorsque les fournisseurs de soins ne sont pas
disponibles et adoptent des comportements de rejet par rapport à
l'enfant. Ils ignorent les besoins de l'enfant ou y répondent avec
indifférence ou hostilité. Les enfants ainsi traités ont tendance
à nier leurs propres besoins et à éviter les interactions avec les
fournisseurs de soins. Comme ils ne peuvent se fier à leurs fournisseurs
de soins, ces petits se sentent forcés de parvenir rapidement à
l'autonomie.
Les
enfants victimes de négligence grave ou de violence peuvent former
un attachement désorganisé ou désorienté. Ils adoptent alors
des comportements à la fois évitants et ambivalents : ils rejettent
leur figure d'attachement ou s'efforcent de lui faire plaisir, et
alternent parfois les deux types de comportement. À certains moments,
ils se montrent hypervigilants par rapport à la violence; à d'autres,
ils semblent incapables de réagir et déboussolés.
Quelles
sont les étapes de l'attachement?
L'attachement
se développe généralement en trois étapes:
- Comportements non différenciés
(0 à 3 mois)
Les réactions
neurologiques d'un nouveau-né ne sont pas encore structurées.
La fonction cérébrale se limite alors à organiser et à réguler
les états physiologiques et comportements du nourrisson. Ce dernier
communique ses besoins aux personnes de l'extérieur en adoptant
des comportements comme la succion, l'agrippement, les pleurs
et d'autres réactions involontaires. En répondant à ces messages
biologiques et en réconfortant efficacement le tout-petit, le
fournisseur de soins aide le cerveau à réguler ses fonctions organiques.
En fait, il en va de la survie de l'enfant que les parents soient
réceptifs à ses signaux et répondent à ses besoins d'ordre biologique.
Cette interaction mutuelle qui se crée dès la naissance du bébé
sert de fondement à l'attachement.
- Réactions différenciées (3 à 6
mois)
Le bébé commence
à privilégier certains fournisseurs de soins, habituellement la
mère. L'interaction entre la mère et l'enfant se solidifie au
fur et à mesure qu'ils apprennent à se connaître. La mère comprend
mieux les besoins et les réactions de son bébé, tandis que ce
dernier acquiert une certaine maîtrise de ses besoins biologiques
et des signaux qu'il envoie à ses fournisseurs de soins. Le lien
d'attachement s'approfondit au fur et à mesure que le nourrisson
voit ses besoins comblés par le fournisseur de soins.
- Établissement d'une base de sécurité
(6 à 24 mois)
Un nouveau-né
a à la fois besoin de proximité avec des adultes de son entourage
et d'autonomie. Il apprend à signaler ses besoins à son fournisseur
de soins privilégié qui, en retour, répond à ces besoins de manière
adéquate et cohérente. Dès que l'enfant commencera à se déplacer
en rampant, il se mettra à explorer son environnement tout en
utilisant la présence de sa mère comme base de sécurité. Le bébé
doit pouvoir compter sur la protection du fournisseur de soins
pour oser s'en éloigner. Soulignons également que les nourrissons
expriment des préférences très marquées et protestent férocement
lorsqu'ils sont séparés de leur fournisseur de soins. Les séparations
prolongées ont des effets néfastes durant la très tendre enfance.
Les bambins
ont un besoin plus prononcé d'explorer leur environnement et de
devenir plus autonomes. Comme les petits à ce stade ont aussi
des capacités limitées de se maîtriser, les fournisseurs de soins
doivent les encadrer et établir des limites bien précises. L'interaction
entre les comportements d'exploration du petit et les comportements
d'encadrement du parent sert de fondement au développement de
la maîtrise de soi, à l'apprentissage social et à la moralité
de l'enfant.
Comment
l'attachement influence-t-il le développement et le comportement
futurs de l'enfant?
Au fil
de ses interactions avec son fournisseur de soins privilégié, l'enfant
intériorise la relation et se forge un " modèle interne opérant
", qui englobe ses perceptions de lui-même et les attentes de sa
figure d'attachement. Ce modèle influence la façon dont l'enfant
interprète les événements, mémorise l'information et perçoit les
situations sociales. Les modèles internes opérants servent de schémas
mentaux pour les relations futures.
Voici
les modèles internes opérants qui correspondent aux différents types
d'attachement:
Attachement
sécurisant
- Mon fournisseur de soins est fiable et digne de confiance.
- Je mérite d'être aimé et apprécié.
- Mon environnement est sécuritaire et agréable.
- Je mérite de voir mes besoins comblés.
Attachement
ambivalent
- Mon fournisseur de soins est imprévisible. Il est tour à
tour affectueux et protecteur, hostile et froid.
- Je ne sais jamais à quoi m'attendre et je suis constamment
anxieux et colérique.
- Je ne peux pas m'éloigner et devenir autonome, car je risque
de rater un moment d'affection.
- Si je découvre comment inciter ma mère ou mon père à s'occuper
de moi, je recevrai de l'affection et me sentirai en sécurité.
Attachement
évitant
- Mon fournisseur de soins adopte des comportements punitifs
et de rejet.
- Je dois faire preuve de vigilance et me protéger constamment.
- Si j'oublie mes besoins d'affection, je ne serai pas blessé
ni rejeté.
- Si je satisfais les besoins et les exigences de mon fournisseur
de soins, je ne serai pas puni ni rejeté.
- Si j'oublie mes besoins et que je prends soin de mon fournisseur
de soins, je me sentirai aimé.
Attachement
désorganisé
- Mon fournisseur de soins me néglige gravement et m'agresse
physiquement ou sexuellement.
- Je ne sais pas comment faire pour qu'on réponde à mes besoins
et je suis désespéré. Je dois me protéger mais ne sais pas comment
m'y prendre.
- Pour me protéger, je dois trouver des stratégies intelligentes
ou me créer un monde à moi..
Comment
les modèles internes opérants se répercutent-ils sur les relations
de l'enfant et de l'adulte qu'il deviendra?
Les
modèles internes opérants déterminent les croyances d'un enfant
par rapport au monde qui l'entoure. Il s'agit d'un système de croyances
rigide, fixe et inconscient dont l'enfant se sert pour interpréter
toutes ses relations, que ce soit avec ses enseignants, intervenants,
thérapeutes, parents nourriciers, frères et sœurs ou camarades.
Comme les modèles internes opérants n'agissent pas dans le domaine
du conscient, ils sont très difficiles à modifier.
Pratiques
interculturelles d'attachement
Comment
définit-on la culture?
- La culture est une notion tellement vaste qu'elle est difficile
à délimiter avec précision.
Aux fins de ce projet, nous utiliserons la définition suivante:
| La
culture désigne un ensemble de croyances et de valeurs
propres à un groupe donné, qui influence la perception
et l'interprétation des expériences vécues par les membres
de ce groupe, ainsi que leurs objectifs et leurs gestes
concrets. Ces croyances et valeurs sont constamment appelées
à changer. |
- Comme les membres d'un groupe culturel ne sont pas toujours
conscients des croyances et des valeurs qui guident leurs gestes,
la culture a donc une incidence considérable sur le comportement.
- Le contexte culturel peut influencer de multiples façons
la perception et l'interprétation des expériences personnelles.
C'est pourquoi les membres d'un groupe culturel donné ne se
comportent pas nécessairement de la même manière dans des circonstances
identiques.
- La compréhension du contexte culturel qui motive une personne
nous permet d'éviter de juger ses comportements en fonction
de notre propre contexte culturel.
- Il y a toujours des éléments qui viennent ébranler les pratiques
dominantes au sein de chaque groupe culturel. Ces menaces et
les changements qui surviennent au sein d'une société font évoluer
la culture.
Pourquoi
étudier les pratiques interculturelles d'attachement?
- Les croyances, valeurs et pratiques d'attachement des parents
diffèrent d'un pays et d'une culture à l'autre
Bien
que la relation d'attachement soit une notion universelle, un nombre
sans cesse croissant d'immigrants provenant de plus en plus de pays
ont des pratiques d'attachement différentes de celles que connaît
traditionnellement le milieu de la santé et des services sociaux
du Canada. Les services qui s'adressent aux familles d'immigrants
et de réfugiés doivent donc déterminer si ces divergences sont fondées
sur un système différent de croyances et de valeurs par rapport
à l'éducation des enfants et sur des objectifs différents à chaque
étape du développement infantile.
N'oublions
pas que la compréhension et l'interprétation personnelles des croyances
et valeurs au sein d'un groupe culturel - ainsi que leur mise en
application - varient. Pour comprendre le comportement des parents
et promouvoir efficacement les meilleures pratiques d'attachement,
il faut donc s'informer de leurs croyances, valeurs et expériences
personnelles.
- La compréhension des pratiques interculturelles d'attachement
peut influencer notre évaluation de l'interaction parents-enfants
et du développement infantile.
Nous
devons procéder à des évaluations objectives pour comprendre la
dynamique d'une famille et son influence sur le développement des
enfants. Nous pourrons ainsi déterminer à quel moment offrir du
soutien ou intervenir et quelle forme de soutien est la plus efficace.
- Nous pouvons faciliter l'adaptation des familles en atténuant
les répercussions de leur émigration et de leur établissement
au Canada, en renforçant leurs pratiques efficaces et en les aidant
à en acquérir de nouvelles.
- Nous pouvons tirer des leçons en observant différentes pratiques
positives en vue de les intégrer à nos programmes et services.
Dans
le domaine de l'éducation des enfants, les familles d'immigrants
et de réfugiés qui s'installent au Canada possèdent une expérience,
des connaissances et des compétences inestimables qui, dans bien
des cas, sont transmises de génération en génération et donnent
lieu à des pratiques positives d'attachement moins courantes dans
la culture occidentale. Il importe non seulement de reconnaître
et de valider ces pratiques, mais aussi d'en tirer des leçons, puis
de les intégrer aux programmes et services à l'intention des familles.
La promotion d'un éventail des meilleures pratiques interculturelles
ne peut que bénéficier aux enfants et aux familles.
Il ressort des études interculturelles sur l'attachement menées
jusqu'à présent que les enfants de toute origine ont des relations
avec plusieurs (et non une seule) figures d'attachement, tant dans
les cultures occidentales que non occidentales. C'est sans doute
là la plus importante constatation tirée de ces recherches. Nos
évaluations de la relation d'attachement doivent donc tenir compte
du rôle important des réseaux sociaux dans la croissance et le développement
infantiles.
Quelle est l'influence de la culture sur la relation
d'attachement?
- La culture influence l'importance que les mères, les familles
et les communautés accordent aux enfants et au rôle des fournisseurs
de soins.
Beaucoup
de groupes culturels tiennent les enfants et les fournisseurs de
soins en haute estime. Il existe, par conséquent, de nombreuses
similitudes entre les pratiques d'attachement de diverses cultures.
- Les croyances, les valeurs et le rôle des parents par rapport
au développement infantile influent sur la façon dont ils décident
d'élever leurs enfants dans les paramètres imposés par leur culture.
Les
différences culturelles influencent parfois les objectifs à long
terme des mères, familles et communautés concernant le développement
des enfants et, de ce fait, leurs attentes à chaque étape du développement
infantile. Ces différences ont aussi une incidence sur les attitudes
et comportements des fournisseurs de soins et façonnent leur manière
d'élever les enfants et d'interagir avec eux.
- Les enfants adoptent différents types de comportements d'attachement
en fonction des normes culturelles de leur communauté.
Même
si les relations d'attachement font beaucoup appel à l'intuition,
les enfants apprennent à agir de manière à combler leurs besoins.
Ils signalent leur détresse en adoptant les comportements qui, selon
leur expérience, leur permettent d'obtenir les réactions désirées.
Les nouveau-nés feront aussi montre de différents comportements
d'attachement sécurisant selon les attentes de leur entourage et
la perception de la notion d'attachement sécurisant par un groupe
culturel donné.
- Les parents peuvent employer des pratiques d'attachement différentes
pour consolider leur relation avec leurs enfants et répondre à
leurs besoins.
Malgré
la dimension universelle et intuitive de la relation d'attachement,
les mères et les familles ont des façons différentes d'interagir
avec leurs enfants et de répondre à leurs besoins selon les croyances,
les valeurs et les attentes de leur groupe culturel. Un grand nombre
de ces pratiques leur sont transmises de génération en génération
parce qu'elles favorisent la formation de liens d'attachement sécurisant
et qu'elles permettent de répondre efficacement aux besoins des
enfants.
Pourquoi
étudier la relation d'attachement chez les familles d'immigrants
et de réfugiés?
- Pour améliorer notre soutien aux familles d'immigrants, de
réfugiés ainsi qu'à toutes les familles.
Une
bonne compréhension des similitudes et des différences de perception
du lien d'attachement, des comportements d'attachement adoptés par
les nourrissons et des pratiques d'attachement des mères et des
familles permet d'offrir de meilleurs services de soutien aux familles
d'immigrants et de réfugiés et d'atténuer les répercussions négatives
de l'émigration et de l'établissement dans un nouveau pays. Les
leçons tirées de l'expérience de ces familles permettent également
d'améliorer les services de soutien à l'ensemble des familles.
- Pour sensibiliser les fournisseurs de services sociaux et de
santé, qui pourront adapter leurs stratégies d'intervention dans
les cas présumés de négligence ou de violence.
Parce
qu'elles diffèrent des méthodes généralement acceptées dans la culture
occidentale, certaines pratiques positives d'attachement (p. ex.
transporter un nouveau-né dans un porte-bébé en écharpe) sont perçues
comme des signes de négligence ou même de violence. Même s'ils ne
doivent jamais laisser un enfant dans une situation comportant des
risques, les fournisseurs de services sociaux et de santé doivent
tenir compte du contexte au moment d'examiner un comportement donné.
Dans certains cas, les conséquences du racisme, l'impression d'avoir
à faire ses preuves constamment et le stress associé à l'émigration
et au réétablissement incitent les nouveaux arrivants à se montrer
plus stricts envers leurs enfants. Les évaluations des cas présumés
de négligence ou de violence contre un enfant doivent donc prendre
en considération les facteurs culturels en cause pour que l'intervention
soit optimale.
- Pour reconnaître et valider les pratiques d'attachement utilisées
par les immigrants et les réfugiés.
Il est
important de demander aux mères et aux familles d'immigrants et
de réfugiés comment elles perçoivent les interactions et relations
optimales entre les parents et les enfants, ainsi que le développement
infantile subséquent. On doit aussi s'informer de leurs points forts,
des défis qu'elles doivent relever et de leur besoin de soutien.
Envisager le point de vue des familles d'immigrants et de réfugiés
constitue le meilleur moyen d'améliorer le soutien et les services
offerts, tout en tirant profit de leur expérience.
Plus
souvent qu'autrement, on informe les familles d'immigrants et de
réfugiés des comportements inadéquats ou à modifier, au lieu de
souligner leurs comportements appropriés et de les encourager à
les maintenir. D'où la nécessité de partager, de valider et de promouvoir
leurs pratiques positives d'attachement afin d'en tirer des leçons
et d'améliorer l'ensemble des programmes et services dispensés par
les organismes communautaires.
- Il faut examiner les répercussions de l'émigration et du réétablissement
sur les besoins en matière d'attachement pour être en mesure de
fournir des services de soutien adéquats aux familles d'immigrants
et de réfugiés.
Les
familles d'immigrants et de réfugiés qui s'installent dans un nouveau
pays exigent souvent des services de soutien additionnels. Préoccupés
par les personnes et les biens qu'ils ont laissés derrière eux et
obligés survivre dans un nouvel environnement, les parents ne réagissent
pas nécessairement avec constance aux besoins de leurs enfants.
De leur côté, les enfants qui ont du mal à composer avec ce changement
important de leurs conditions de vie et se tournent vers leurs parents
en période de crise n'obtiendront pas le soutien nécessaire de leur
famille. Ce genre de situation donne lieu à la formation d'un lien
d'attachement insécure qui risque de perturber le développement
d'un enfant.
- Nous pouvons enrichir nos connaissances en étudiant les capacités
d'adaptation des familles d'immigrants et de réfugiés.
Les
parents et les enfants immigrants et réfugiés font souvent preuve
de remarquables capacités d'adaptation lorsque leur relation d'attachement
est menacée. Or, nous avons beaucoup à apprendre des stratégies
qu'ils utilisent pour perpétuer leurs pratiques et comportements
positifs d'attachement, que ce soit dans des circonstances similaires
ou dans la vie quotidienne.
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