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        propos du projet

Croyances, valeurs et pratiques 

Impact de l'émigration

Centre de ressources


Maintien de pratiques d'attachement efficaces

Pour soutenir et promouvoir des pratiques d'attachement interculturelles efficaces dans le cadre de nos programmes, il est important de comprendre les obstacles auxquels font face les mères et familles immigrantes et réfugiées, ainsi que les moyens d'y remédier.

Ces obstacles sont nombreux : a. la situation socio-économique, b. le racisme et la discrimination, c. la non-reconnaissance des pratiques d'attachement efficaces du pays d'origine, d. le stress au sein de la famille, e. la violence conjugale, f. la violence envers les enfants, g. le manque de soutien informel, h. la méconnaissance des services de soutien formel disponibles, i. la gêne à recourir à ces services.

Il existe de nombreuses stratégies en vue d'éliminer ces obstacles et d'offrir du soutien aux familles immigrantes et réfugiées. Loin d'être mutuellement exclusives, ces stratégies sont complémentaires et plus efficaces lorsqu'elles sont appliquées globalement. Les résultats du présent projet ont permis d'élaborer une série de stratégies dans les quatre grandes catégories suivantes : a. favoriser le sentiment d'appartenance, b. aller au-devant des familles immigrantes et réfugiées, c. créer des programmes et des milieux englobants, d. créer des programmes et des milieux empreints de soutien.

  1. Obstacles
  2. Stratégies de soutien

Le soutien informel offert par la famille, la famille étendue, les voisins et les membres de la communauté est, pour bon nombre des personnes interrogées, plus utile et plus important que le soutien formel. Elles se sentent également plus à l'aise d'y recourir. Malheureusement, la plupart de ces personnes sont sans famille étendue ni amis proches au Canada, sans compter qu'elles ont souvent vécu ou vivent encore le stress de la migration et du réétablissement. Pour alléger leur fardeau, ces personnes ont besoin de davantage de soutien formel qui reprend les caractéristiques du soutien informelperdu.

Le soutien doit aborder les facteurs de stress associés à la migration et au réétablissement sous forme de counseling, d'aide à la recherche d'emploi ou même simplement de groupes informels permettant aux femmes d'entrer en contact, de partager leurs problèmes et leurs joies et de rebâtir le réseau social qu'elles ont perdu. Les parents immigrants et réfugiés ont besoin d'un soutien qui ne condamne pas leur façon de faire, mais plutôt respecte et reconnaît leurs méthodes efficaces d'éduquer leurs enfants et de favoriser l'attachement.

Les organismes peuvent répondre aux besoins des mères, familles et communautés immigrantes et réfugiées en les aidant à surmonter les défis de taille inhérents à la promotion de l'attachement dans un contexte de vie différent de celui qu'elles ont connu, et en s'inpirant de la force avec laquelle elles maintiennent leurs valeurs et leurs pratiques positives d'attachement tout en intégrant de nouvelles façons de faire les choses. Les stratégies de soutien devraient avoir pour but principal de : a. créer des programmes et des milieux englobants, b. créer un milieu empreint de soutien; c. favoriser le sentiment d'appartenance, d. aller au-devant des mères et des familles.

















Situation socio-économique

On sait déjà que le revenu et le niveau de scolarité ont un impact sur les croyances, valeurs et pratiques des parents. Les personnes ayant une situation socio-économique semblable mais venant de pays différents ont souvent davantage de points communs que les personnes d'un même pays ayant une situation socio-économique différente.

Il est difficile d'évaluer l'impact de la situation socio-économique des immigrants sur leurs croyances, valeurs et pratiques d'attachement parce qu'il n'y a pas toujours de correspondance entre leur niveau de scolarité et revenu. Bon nombre des mères interrogées ont fait des études postsecondaires et vivent pourtant sous le seuil de la pauvreté.

Au lieu de la vie meilleure qu'ils entrevoyaient en venant au Canada, les immigrants et réfugiés se retrouvent souvent dans une situation socio-économique beaucoup plus précaire que dans leur pays d'origine, et ce pendant plusieurs années.

« Je suis ici depuis cinq ans. J'aime tout de ce pays, le climat, la culture. Mais nous nous demandons toujours si nous ne devrions pas retourner chez nous. Nous y pensons constamment. Je pense que cela est dû aux obstacles qui se dressent sur notre route. Surtout quand on a une profession dans son pays. Un bon travail et des possibilités intéressantes. Quand on arrive au Canada, on se rend compte qu'il faut repartir à zéro et on se demande ce qu'on fait ici. C'est ce qui est le plus difficile. Lorsque les enfants viennent nous rejoindre et qu'il faut les élever, c'est encore plus dur, car non seulement on doit s'en occuper mais aussi surmonter les difficultés au travail. »
(participante d'Edmonton, Alberta)

Les mères nous ont dit que cela les empêchait de faire ce dont elles avaient envie avec leurs enfants, de leur acheter ce qu'ils veulent, de passer du bon temps avec eux, parce qu'elles n'ont pas assez d'argent, qu'elles doivent travailler de longues heures, chercher un emploi ou suivre des cours de recyclage, de français ou d'anglais.

« Il y a mille choses que je voudrais faire. Mes enfants voient toutes sortes de publicités d'objets que je n'ai pas les moyens de leur offrir. Nous sommes cinq enfants et deux adultes dans ma famille. Même aller au restaurant coûte trop cher. »
(participante de Toronto, Ontario)

« Je n'ai pas les moyens de leur offrir ce qu'ils veulent. Je n'ai pas d'argent pour les divertissements. Bien sûr que cela a des répercussions sur ma relation avec mes enfants! Ils ne sont pas heureux. Ils n'étudient pas et ne veulent pas aller à l'école parce que les autres élèves se moquent de leurs vêtements d'occasion. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

« Mon fils a besoin de moi, mais je n'ai pas assez de temps à lui consacrer. Le manque de temps est un problème pour tous les immigrants. [Je dois trouver] le moyen d'établir une relation solide avec lui malgré le relativement peu de temps que je passe avec lui. »
(participante de Halifax, Nouvelle-Écosse)

Lorsque la pauvreté des mères et des familles est telle qu'elles ont de la difficulté à nourrir adéquatement leurs enfants, même les pratiques de base de l'attachement, comme nourrir ses enfants, sont menacées. Les familles n'ont peut-être pas les moyens de préparer les plats favoris de leurs enfants, qui est une façon de leur démontrer leur amour. Les mères essaient d'expliquer leurs difficultés à leurs enfants et de leur témoigner leur amour d'autres façons.

« Nous leur disons que nous les aimons mais n'avons pas les moyens de leur acheter ce qu'ils veulent. Je chante à ma fille, je joue avec elle et je lui parle doucement. Je lui dis " Quand j'aurai appris l'anglais et que j'aurai un travail, je t'achèterai des choses. " Je la prends dans mes bras et je l'embrasse. Je lui dis que je l'aime et que je voudrais lui faire plaisir mais que je n'ai pas l'argent. Je lui demande de me comprendre. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

Un de leurs plus grands regrets est de ne pas pouvoir retourner dans leur pays d'origine pour voir leur famille et permettre à leurs enfants d'établir des relations avec leurs grands-parents, oncles, tantes et cousins. Cette difficulté peut également être liée à leur statut d'immigrant au Canada.

« Toute ma famille vit en Iraq. Ma mère, mon père et mon frère me manquent mais je n'ai pas les moyens d'aller les voir. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

Si bien des mères doivent surmonter des obstacles de type économique, les immigrantes et réfugiées sont dans une situation particulièrement difficile. Leurs compétences et leur expérience ne sont pas reconnues au Canada mais elles n'ont pas les moyens d'étudier pour obtenir un diplôme reconnu, surtout si leur statut d'immigrante ne leur donne pas droit au soutien gouvernemental. Le coût élevé des services de garde d'enfants s'ajoute au coût des études, surtout si leur partenaire a lui aussi besoin de se recycler pour obtenir un emploi.

« Mon mari a fini ses études mais n'a pas de travail. Il a fait des demandes mais n'a pas encore réussi à trouver un emploi. Comme nous n'avons pas de parents proches, nous ne pouvons pas sortir sans les enfants. Les services de garde sont chers et je ne peux pas aller étudier pour perfectionner mes compétences et trouver du travail. »
(participante de Toronto, Ontario)



Racisme et discrimination

Outre les difficultés que posent la pauvreté et la discrimination systémique dont ils font l'objet dans la recherche d'un emploi correspondant à leurs compétences, les immigrants ont aussi abordé le racisme et la discrimination moins cachés qu'ils subissent.

« Ici, on est l'objet de racisme au travail parce qu'on ne parle pas la langue très bien ou, encore, on n'a pas l'emploi à cause de son accent. Même lorsqu'on est qualifié, peut-être même plus qu'un autre, on n'a aucune chance si on ne maîtrise pas parfaitement la langue. C'est un autre obstacle auquel on se heurte. »
(participante d'Edmonton, Alberta)

« Au début, j'étais stressée parce que j'avais une fillette de deux ans, que mon mari était aux études et que je devais trouver du travail. En tant qu'immigrante, c'était très dur de me trouver un emploi. Même si j'avais obtenu mon diplôme au Canada et que je parle anglais, on me disait qu'on pouvait entendre mon accent. Dans ce temps-là, je ne connaissais pas bien le système canadien. »
(participante de Halifax, Nouvelle-Écosse)

« Les gens ici ne sont pas chaleureux. Et ce qu'on appelle, vous savez, le racisme, eh bien, j'en suis souvent victime. »
(participante de Fredericton, Nouveau-Brunswick)

Le racisme dont les immigrants et réfugiés sont victimes a aussi un impact sur leurs enfants. Ces derniers peuvent voir leurs parents, qui sont normalement leurs protecteurs et leurs modèles, démoralisés. Il est très difficile pour les parents de transmettre à leurs enfants un sentiment de sécurité et d'estime de soi quand ils sont eux-mêmes traités comme des citoyens de seconde classe. De plus, les femmes interrogées ont clairement dit que leurs enfants étaient victimes de racisme et de discrimination à l'école et que leurs tentatives et celles de leurs enfants pour remédier à la situation n'étaient pas prises au sérieux.

« Mon fils fait l'objet de discrimination à l'école. L'enseignante ne l'écoute pas. Elle lui dit qu'il s'imagine des choses, que le racisme n'existe pas ici. Je lui ai dit que ce n'était pas le cas. Mon fils s'est battu avec un élève qui a fait des commentaires racistes à son sujet et l'enseignante les a expulsés. D'autres élèves frappent mon fils et l'intimident. Je fais du bénévolat à l'école alors je suis témoin de ce qui se passe. Quand j'en parle à l'enseignante, elle ne fait rien. Mon fils a peur de lui parler, car elle lui dit " Ne parle pas à ta mère de ce qui se passe ici. Viens m'en parler à moi. " Il lui a répondu : " J'en parle à ma mère parce que vous ne me croyez pas ". L'enseignante me dit que je devrais le laisser résoudre seul ses problèmes. Je veux qu'elle écoute mon enfant. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

Les parents qui ont immigré au Canada à un jeune âge ont parlé du racisme dont ils ont fait l'objet dans leur enfance et du peu de soutien qu'ils ont reçu de leurs propres parents, qui n'avaient probablement jamais eu à faire face à ce problème dans leur jeunesse. Leurs parents ne savaient pas comment les aider à faire face au racisme et, par conséquent, ils n'ont pas appris de stratégies pour soutenir leurs propres enfants.

« Je suis chez moi au Canada mais je me sens encore distante. Nous étions la deuxième famille d'Amérique latine en Alberta. Il était dur d'être accepté à l'école. Il y avait toujours des différences. C'était une question de race. Je n'ai jamais questionné les gestes de ma mère. Elle était très ferme avec nous. Je n'étais pas attachée à la société. J'étais davantage touchée par ce qu'elle nous disait. Je savais que nous étions différents d'eux. Mais [il est difficile de ne pas se sentir] accepté. Les gens ne voient pas vos forces. Ma mère ne parlait pas de ses propres difficultés à s'intégrer. Je l'aurais aider si elle m'en avait parlé. Elle nous disait de les ignorer. »
(participante d'Edmonton, Alberta)



Non-reconnaissance des
pratiques efficaces d'attachement

Outre les défis que doivent surmonter les parents et familles nouvellement arrivés en raison de la pauvreté, du racisme et de la discrimination, la non-reconnaissance de leurs pratiques d'attachement efficaces par la société dominante peut compromettre leur capacité à maintenir ces pratiques. À mesure que diminue leur estime de soi, les immigrants et réfugiés peuvent laisser tomber leurs pratiques d'attachement efficaces sans pour autant les remplacer par d'autres pratiques équivalentes. Cela nuit à leurs relations avec leurs enfants ainsi qu'à la formation d'un lien d'attachement sécurisant chez ces derniers. Cette menace est d'autant plus grande chez les enfants qui ont vécu la migration et le réétablissement, et ont davantage besoin de l'attention de leurs parents.

« Les programmes d'éducation parentale ont une approche paternaliste. Ils veulent nous instruire plutôt que de nous donner des moyens de se prendre en mains. On nous dit quoi faire sans tenir compte des facteurs culturels. C'est très destructeur. Les gens finissent par croire qu'ils n'agissent pas comme il faut et que leurs parents ne les ont pas bien élevés. Les gens arrivent ici et essaient de s'adapter en laissant tomber des méthodes éprouvées pour établir des liens avec leurs enfants. Cela crée un fossé dans la relation parents-enfants. Si les parents n'arrivent pas à conserver un système de valeurs au sein de la famille, le fossé se creuse encore davantage jusqu'à ce que parents et enfants prennent des chemins différents. De par leur nature, les enfants s'assimilent pour être acceptés dans la culture dominante. Ils se sentent différents et essaient de changer les habitudes de leur foyer. Cela crée des conflits. Personnellement, je trouve cela très difficile. »
(participante de Halifax, Nouvelle-Écosse)



Stress au sein de la famille

« Les enfants ressentent le stress, quelle que soit la source de stress pour les parents... Même si les sources de stress sont différentes pour les parents, les enfants en subissent les répercussions. »

« Nous ne pouvons pas envoyer les enfants chez des parents lorsque nous sommes stressés. Nos enfants subissent notre stress. »
(participante de Fredericton, Nouveau-Brunswick)

Le processus de migration peut être stressant pour l'enfant, surtout si ses parents ou fournisseurs de soins sont incapables d'être présents sur le plan affectif en raison du stress qu'ils subissent eux-mêmes. Un trop grand stress ou le peu de disponibilité de la figure d'attachement peut pousser l'enfant à percevoir l'environnement comme dangereux et à se percevoir lui-même ou les autres comme impuissants devant ces dangers. Cela peut nuire à sa curiosité exploratoire, à son sentiment de sécurité, à sa confiance en sa propre capacité à faire face aux exigences de son environnement et à sa confiance dans les autres personnes importantes de sa vie. Cela touche l'enfant dans tous les aspects de son développement.



Violence à l'endroit des femmes

La violence est le terrible lot de centaines de milliers de femmes de tous les milieux, au Canada et partout dans le monde. Il n'est donc pas surprenant que la question de la violence conjugale ait été soulevée lors des entrevues auprès des femmes, surtout compte tenu du stress de leur situation de vie. Si d'une culture à l'autre, les femmes composent de façon différente avec la violence qui leur est faite, il n'en demeure pas moins que cela est une réalité malheureusement universelle. La violence à l'endroit des femmes existe dans toutes les cultures, toutes les classes socio-économiques et toutes les religions. Toutes les femmes victimes de mauvais traitements doivent surmonter des obstacles pour quitter un partenaire violent : fatigue causée par l'humiliation quotidienne, honte, inquiétude quant à l'avenir de leurs enfants, manque de logement ou de services de garde à prix abordable, inégalités sur le marché du travail. D'autres barrières se lèvent aussi pour les immigrantes, notamment la peur de l'intervention de la police en raison du racisme qui existe au Canada ou de la persécution vécue dans leur pays d'origine, la peur de la déportation, la peur de la réaction de leur communauté et, chez certaines, la croyance absolue en l'institution du mariage. Les femmes qui nous ont parlé ont insisté sur la difficulté d'apporter des changements et s'inquiétaient de l'influence des mauvais traitements sur leur aptitudes parentales.

« Mon plus vieux se souvient des accès de violence de mon mari. Il a très peur. Il dit qu'il va me protéger. J'étais très inquiète des répercussions sur les enfants, alors j'ai pris part au programme parental COPE. Je savais bien que je ne devais pas élever la voix devant les enfants, mais je le faisais quand même. Le programme m'a aidée. Je m'inquiète parce que j'ai peur que mes enfants manquent d'amour et d'affection. Je veux ce qu'il y a de mieux pour eux. »
(participante de Toronto, Ontario)



Violence envers les enfants

La violence à l'endroit des enfants est un sujet lourd d'émotions et, par conséquent, délicat à aborder. Pourtant, la plupart des mères et des fournisseurs de service interrogés ont abordé le sujet, même si aucune question directe ne leur avait été posée à ce propos. Bon nombre étaient las des présomptions systémiques racistes et discriminatoires voulant que la violence soit le lot de toutes les familles d'immigrants et de réfugiés. Dans de nombreuses familles, les enfants brandissent la menace d'appeler les autorités si leurs parents leur disent simplement quoi faire, et les autorités sont davantage enclines à accepter les accusations de violence parce qu'ils sont de nouveaux arrivants. Certains ont admis que dans leur culture, discipliner physiquement les enfants est socialement accepté. Ils comprennent toutefois que cela n'est pas considéré acceptable au Canada et veulent apprendre d'autres méthodes de discipline.

Les femmes qui ont dit avoir des problèmes de violence dans leurs relations adultes ont aussi parlé d'expériences négatives d'attachement durant leur enfance. Elles ont fait mention de la difficulté de briser le cycle de la violence qui se perpétue de génération en génération et du peu de soutien qu'elles ont eu à cet égard.

Ceci étant dit, il est très important de souligner que les enfants sont un groupe vulnérable qui a besoin d'être protégé. La violence compromet la formation d'un attachement sécurisant durant la petite enfance et a donc des effets à long terme sur la santé mentale des enfants. La violence à l'endroit des enfants n'existe pas que dans les familles d'immigrants et de réfugiés; elle existe dans toutes les cultures et n'est jamais acceptable. Les cas de violence envers les enfants requièrent une intervention, mais pour être efficace, cette intervention doit tenir compte du contexte culturel et de l'expérience de migration de la famille. Les programmes doivent également mettre l'accent sur la prévention de la violence en prenant en considération le contexte de vie complexe des familles immigrantes et réfugiées.



Manque de soutien informel

Comme il a été mentionné à maintes reprises dans la présente boîte à outils, les immiigrants et réfugiés doivent souvent relever de nombreux défis sans le soutien de leur famille étendue et de la communauté qui leur est familière. Bon nombre ont laissé derrière eux des membres de leur famille et des amis qui sont restés dans leur pays d'origine ou ont été victimes de la guerre. Les familles et les amis sont souvent disséminés aux quatre coins du monde ou du Canada.

« Seulement ma famille peut m'apporter du soutien. Je me souviens quand j'ai eu ma fille, ma famille, ma sœur, mes amis sont venus... cela m'a beaucoup aidée. Ma soeur, mes amis sont venus... j'étais très heureuse. »
(participante de Halifax, Ontario)


« Dans votre pays d'origine, vous avez votre famille étendue, mais ici, vous êtes seule. Là-bas, les membres de ma famille prenaient soin de nos enfants. Ici, il faut une gardienne et nous n'avons pas d'argent. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

Les familles qui essaient d'établir un nouveau réseau social pour remplacer celui qu'elles ont perdu trouvent que cela est difficile et prend du temps.

« Il est difficile de repartir à neuf. Nous formons uniquement des amitiés avec des gens qui parlent notre langue. Il est important d'avoir des amis. Nous voulons nous faire d'autres amis, mais nous sommes effrayés. Il est difficile pour un adulte de nouer des amitiés au Canada. Au bout de quelques années, on y parvient, mais ce n'est pas comme dans votre pays où vous connaissez vos amis depuis l'enfance. Nous ne nous sentons pas en sécurité ici parce que nous ne connaissons pas les gens depuis longtemps, même ceux qui partagent notre culture ou notre langue. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)



Méconnaissance des services
de soutien formel

Les mères ont dit ne pas connaître les programmes ou services disponibles ou savoir comment y avoir accès. Bon nombre viennent de pays où de tels programmes et services de soutien n'existent pas. D'autres n'en avaient pas besoin dans leur pays, car elles parlaient la langue, connaissaient le système et n'avaient peut-être pas à composer avec la pauvreté ou le chômage.

« Les gens ne savent pas grand chose de la MISA (Metropolitan Immigrant Settlement Association). Je ne savais pas que cette association existait avant qu'une amie me dise " je vais à la MISA ". Je lui ai demandé ce que c'était. Elle m'a répondu qu'elle y suivait des cours d'anglais. Moi, je n'avais pas besoin de cours d'anglais, alors un an s'est écoulé avant que j'y aille. Plus tard, je me suis rendu compte que la MISA pouvait m'aider sur plusieurs plans, pour obtenir un emploi, pour mieux connaître le pays, ses lois et règlements, pour obtenir des ressources et ... pour utiliser mon potentiel. »
(participante de Halifax, Nouvelle-Écosse)



Gêne à recourir aux services
de soutien formel

Même lorsqu'ils sont au courant des services de soutien disponibles au Canada, les nouveaux arrivants se sentent souvent mal à l'aise d'y recourir pour des problèmes « familiaux ».

Le concept de counseling est souvent nouveau pour eux puisque dans leur pays d'origine, on n'a pas recours à des « étrangers » pour parler de questions personnelles et obtenir du soutien. Les femmes peuvent se sentir encore plus mal à l'aise d'avoir recours à des services pour un problème de violence.

« Chez nous, on ne va pas parler de nos problèmes avec des personnes qui se spécialisent dans ça. On parle à notre famille, à nos amis. »
(participante de Hamilton, Ontario)

Comme dans leur pays d'origine, des membres de la famille ou des amis prenaient habituellement soin de leurs enfants, beaucoup de femmes se sentent mal à l'aise de confier leurs enfants à des étrangers.

« On ne se faisait pas de souci chez nous parce que notre mère, notre soeur ou notre tante s'occupait des enfants. Ici, il faut les laisser à des étrangers et c'est très difficile. »
(participante d'Edmonton, Alberta)



Créer des programmes et
des milieux englobants

Il est très important de créer des programmes et un milieu englobants pour soutenir et promouvoir des pratiques d'attachement interculturelles efficaces. Voici quelques suggestions concrètes.

  • Renseignez-vous sur la culture des clients et la langue qu'ils parlent le plus souvent à la maison.

    Lorsqu'un poste devient vacant, essayez de le combler de façon à accroître le nombre de langues parlées par le personnel. Vous pourrez combler les lacunes en ayant recours à des services professionnels d'interprétation ou de traduction.

  • Offrez dans plusieurs langues des services de santé (information, ressources, programmes, promotion et éducation) adaptés à la culture.

    Les programmes et la documentation sur la santé doivent être non seulement offerts dans la langue de la clientèle cible mais aussi adaptés aux comportements et contexte particuliers des différentes cultures. L'embauche de personnel ayant une connaissance de différents antécédents culturels aidera à mieux comprendre les différents cadres de référence et à les intégrer dans les programmes. Ces éléments essentiels à l'accessibilité doivent être pris en compte au moment de l'établissement des budgets et de la conception des programmes.

  • Élaborez et offrez des programmes qui encouragent l'entraide et facilitent les échanges interculturels

  • Encouragez l'animation conjointe d'ateliers et d'activités par des membres de la culture dominante et des groupes ethniques, raciaux et culturels minoritaires.

  • Inspirez-vous des compétences parentales que les familles ont acquises au sein de leur culture.

Les fournisseurs de services nord-américains se basent sur des modèles de développement de l'enfant valables et acceptés en Occident, mais les parents qui viennent d'autres parties du monde ont eux aussi leurs propres modèles fondés sur une longue tradition. Un échange réciproque entre parents peut être très enrichissant et bénéfique pour les enfants.

  • Efforcez-vous de célébrer les différences et de communiquer aux personnes qui ont recours aux services la nécessité de partager et d'embrasser diverses pratiques d'attachement.

  • Animez des activités, discussions et séances d'information de groupe pour sensibiliser davantage les participants aux sujets suivants :
    • le sens du rôle parental
    • la signification du chez-soi
    • le réétablissement dans une nouvelle société
    • les différences et les similarités intergénérationnelles
    • l'éducation des enfants au Canada
    • l'expérience de la migration

  • Élaborez des activités fondées sur les pratiques utilisées par les participants à l'étude, par exemple en ce qui concerne :
    • la lecture et les chansons
    • le transport des jeunes enfants
    • le toucher et les marques d'affection
    • le sommeil
    • l'écoute
    • le jeu
    • l'enseignement

Voici des exemples concrets d'activités.

  • La lecture et les chansons se prêtent particulièrement bien à la démonstration des pratiques d'attachement interculturelles. Les mères peuvent faire connaître les chansons et les histoires propres à leur culture, et l'animateur, celles qui appartiennent à la langue française ou anglaise.
  • Demandez aux femmes d'apporter un article ou un vêtement dont elles se servent (ou se servaient dans leur pays d'origine) pour transporter leurs jeunes enfants et de montrer aux autres participantes comment l'utiliser. Lors de sa mise à l'essai, cette activité a été très facile à organiser et les femmes y ont spontanément participé. Elles étaient très intéressées à parler des différentes méthodes pour porter les enfants et à en apprendre de nouvelles.
  • Demandez aux femmes qui pratiquent l'art du massage dans leur pays d'origine de faire une démonstration de leur technique aux autres participantes. Demandez-leur si elles appliquent cette technique pour répondre à des besoins particuliers chez les enfants et encouragez le groupe à discuter des différents avantages de chaque technique.
  • Fournissez du matériel qui met en scène différents types de famille, y compris des familles monoparentales ainsi que des exemples où la famille étendue joue un rôle important.

  • Offrez des services de garde et de transport gratuits aux familles à faible revenu.

Des services de garde gratuits peuvent faire la différence entre l'accessibilité et l'inaccessibilité des services. Que les services soient offerts en milieu rural ou urbain, le transport constitue aussi un facteur très important de participation aux programmes. Les nouveaux arrivants qui s'établissent initialement dans les grands centres urbains peuvent être intimidés par le transport en commun. Il est donc important de fournir des cartes claires comportant des directions dans un français ou un anglais de niveau élémentaire. Les cartes produites dans la langue des nouveaux arrivants sont particulièrement utiles. Il en existe parfois sur le marché ou on peut les faire soi-même. Il est aussi utile d'accompagner les nouveaux arrivants, individuellement ou en groupe, sur les circuits de transport en commun pour leur montrer les principaux centres d'intérêt. Les programmes qui tentent de joindre les familles isolées doivent prendre en considération le coût du transport et prévoir l'achat de billets d'autobus ou de métro au moment d'établir le budget. Les visites au domicile permettent d'établir une relation de confiance avec les familles et de mieux les connaître. Enfin, accompagner les parents lors de leur première visite aux autres organismes de services sociaux ou de santé est une autre façon importante de les aider à s'adapter à leur nouveau pays.

  • Embauchez et formez du personnel et choisissez des bénévoles provenant des communautés desservies plutôt que de vous fier uniquement sur les services d'interprétation.

« Je suis ici parce que je suis bénévole pour le programme Changing Together. Les gens sont prêts à vous montrer où tout se trouve. Il n'y pas de barrière. Ailleurs, les gens se demandent si je sais ce que je fais. Ici, il y a des gens de partout. »
(participante d'Edmonton, Alberta)

Pour offrir des services sociaux et de santé véritablement accessibles, il est essentiel que le personnel soit représentatif de la communauté qu'il dessert. Les nouveaux arrivants n'ont pas toujours l'expérience ou les compétences professionnelles requises pour travailler dans le domaine de la santé et des services sociaux au Canada. Plus souvent qu'autrement, cependant, il ont un bagage impressionnant qui n'est tout simplement pas reconnu ni valorisé. Il est primordial que les organismes investissent temps, argent et énergie pour mettre en place des pratiques d'embauche équitables.

  • Offrez aux participants la possibilité de faire du bénévolat.

Il est important d'offrir aux immigrants et aux réfugiés la possibilité d'acquérir les compétences et l'expérience nécessaires pour participer aux décisions qui les touchent. Il est tout aussi important de fournir aux parents la possibilité de faire du bénévolat pour apprendre de nouvelles compétences et partager leur expérience que de leur offrir des services. Ils peuvent alors appliquer leur expérience de bénévoles pour obtenir un emploi où ils pourront faire profiter la communauté de leur profonde compréhension de la migration et du réétablissement.

« Je travaille auprès des communautés. J'ai commencé par suivre des cours de compétences parentales dans les haltes-accueil. J'ai tellement appris là-bas que j'ai décidé de prendre une part active dans la communauté. J'ai pris différents cours, par exemple le cours Nobody's Perfect pour les animateurs. J'ai aussi pris un cours sur la prévention de la violence conjugale au sein de la communauté hispanophone. On se sent vraiment bien quand on peut faire quelque chose pour la communauté. Je comprends ce qu'ils ressentent quand ils arrivent ici et se retrouvent sans soutien parce que j'ai vécu la même chose. C'est merveilleux de pouvoir aider, mais comme je l'ai dit, c'est un processus. Quand on est prêt, on peut aider ses amis, sa famille et sa communauté. »
(participante de Toronto, Ontario)

  • Mettez en place une politique de non-discrimination pour le personnel, les bénévoles et les participants des programmes.

Si votre organisme n'a pas encore adopté de politique de non-discrimination, consultez les membres du personnel, les bénévoles et les participants des programmes pour élaborer une politique qui reflétera votre contexte unique. Inspirez-vous des politiques mises en place par d'autres organismes comme point de départ.

  • Affichez votre dans différentes langues et expliquez-en le contenu aux participants des programmes.

Affichez un énoncé qui explique votre politique en termes clairs, en français, en anglais et dans les autres langues parlées dans la communauté. Présentez votre politique aux participants de tous les programmes, des services de counseling individuel aux ateliers de groupe. Lorsque l'occasion se présente, rappelez poliment aux gens la politique et expliquez-leur en quoi elle consiste. Relevez les perceptions, commentaires, expressions ou comportements qui peuvent être discriminatoires ou préjudiciables. Cela permet de créer un milieu sûr pour tous.

Voici un exemple concret sur la façon de relever des commentaires désobligeants.

  • Si quelqu'un se met à chanter un air raciste appris durant l'enfance, essayez d'en découvrir l'origine et les répercussions sur les personnes visées. Encouragez les participants à exprimer leurs émotions ou pensées de différentes façons sans dénigrer, offenser ni mépriser différents groupes. Les femmes peuvent s'inspirer de ces discussions pour faire comprendre à leurs enfants qu'ils ont le droit de se sentir en sécurité et bien dans leur peau, dans leur foyer, dans leur communauté et dans leurs rapports avec leur culture et leur sexualité.
  • Faites le point sur les incidents discriminatoires dans les réunions du personnel.

Au début de chaque réunion du personnel, donnez la chance aux membres de faire part de tout incident discriminatoire dont ils ont été victimes ou témoins au travail ou dans la communauté. Cela leur donne la possibilité de se faire entendre et également de se rendre compte de la fréquence et de l'étendue des comportements discriminatoires. Éventuellement, les membres du personnel pourront en venir à chercher le soutien du groupe ou à lui demander des suggestions sur la façon de réagir si un autre incident similaire se produisait.

  • Organisez des ateliers de non-discrimination au sein de votre organisme.

Demandez aux membres du personnel d'animer à tour de rôle, pour le bénéfice de leurs collègues, des ateliers sur certaines formes de discrimination, comme le racisme ou l'homophobie. En plus de favoriser la croissance et l'apprentissage du personnel, ce genre d'ateliers peuvent aider certains membres à exorciser des expériences passées de discrimination qui ont été douloureuses. En outre, il peut en ressortir d'importantes stratégies d'intervention pour faire face à la discrimination. Vous pouvez aussi recourir à un animateur externe si le personnel le désire. Lorsque ces ateliers auront été mis sur pied auprès du personnel, songez à les offrir aux bénévoles et participants des programmes.

  • Mettez en place un protocole de plainte officiel.

La création d'un environnement non discriminatoire est un processus long et ardu. Même ceux qui ont déployé de nombreux efforts pour parvenir à ce but et accompli d'importants progrès n'ont jamais tout à fait fini d'avancer et d'apprendre.

Mettez en place un protocole officiel de plainte auquel le personnel, les bénévoles et les participants des programmes pourront recourir s'ils sont victimes de discrimination au sein de l'organisme. Voyez tout plainte comme une occasion de réparer les dommages causés par des gestes discriminatoires et de prévenir des situations semblables à l'avenir.



Créer des programmes et
un milieu empreints de soutien

Il est important de créer des programmes et un milieu empreints de soutien en répondant aux besoins uniques des participants. Il faut aussi offrir des services de soutien affectif et de santé mentale dans un contexte interculturel, tant sur le plan individuel que de groupe. Voici quelques suggestions pour y parvenir.

  • Intégrez la relaxation dans vos programmes.

Parfois, les mères ont simplement besoin d'une occasion ou d'un endroit pour se détendre et mieux composer avec le stress chronique, l'anxiété, la douleur ou un traumatisme. Les femmes n'ont souvent pas le temps de penser à elles et de prendre soin d'elles. L'enseignement des techniques de relaxation dans un endroit sûr offrant des services de garde d'enfants peut être une composante très importante de vos activités. Un groupe de relaxation peut également être une porte d'entrée vers des services que les nouvelles arrivantes se sentent souvent mal à l'aise de rechercher (p. ex. counseling individuel).

  • Incluez des services de relève aux parents à vos activités principales.

Puisque les mères ont souvent la responsabilité première des enfants, il est primordial de leur offrir des services de garde d'enfants pour qu'elles puissent avoir accès aux services sociaux et de santé. En offrant des services de garde gratuits à toutes les familles participantes, vous assurerez l'accès de tous les parents à vos programmes et services.

Les familles qui viennent d'arriver au Canada assument souvent sans répit leurs responsabilités parentales parce qu'elles n'ont pas de proches sur qui compter ou de réseau dans la communauté. Un répit à court terme et flexible permet aux parents de prendre un temps d'arrêt, de s'occuper d'eux-mêmes, de suivre un cours ou de rendre visite à des amis. Ce genre de soutien peut être salutaire dans la vie des familles nouvellement arrivées au pays.

Il est important de tenir compte de la nature des services de garde offerts et de la diversité culturelle du personnel, car les expériences vécues durant la tendre enfance ont des répercussions à long terme. Dans leur pays d'origine, les parents peuvent compter sur des membres de la famille ou de la communauté, qui partagent les mêmes valeurs, pour assumer une partie de la responsabilité de leurs enfants. Les parents doivent sentir qu'ils confient leurs enfants à des personnes un tant soit peu ouvertes à leurs croyances, valeurs et pratiques. Les enfants se sentent plus en sécurité si les soins qu'ils reçoivent en milieu de garde sont conformes à ceux de leur foyer. L'embauche de personnel représentatif de la diversité des enfants pris en charge est un moyen efficace d'offrir des soins compatibles avec leur culture. Il est important d'adopter cette stratégie ainsi que les autres recommandations de la présente section au moment de mettre sur pied des services de garde. Assurez-vous, par exemple, que le milieu et le matériel reflètent la diversité culturelle des enfants pour qu'ils sachent que leurs identités et cultures sont valorisées..



Favoriser le sentiment d'appartenance

« Le sentiment d'appartenance est le pilier principal de la société et constitue un facteur très important dans l'épanouissement de la famille et de l'enfant. »
(participante de Vancouver, Colombie-Britannique)

Il est essentiel d'offrir aux immigrants et réfugiés un milieu chaleureux où ils se sentiront à l'aise et faire partie de leur nouvelle communauté pour assurer l'accessibilité des programmes et répondre aux besoins uniques des parents et familles qui ont perdu leur chez-soi et essaient de repartir à neuf. Voici des suggestions pour favoriser le sentiment d'appartenance des participants aux programmes.

    • Offrez un milieu chaleureux et sûr.

    • Affichez une mappemonde sur laquelle sera écrit, en plusieurs langues, « D'où venez-vous? », et demandez aux participants de mettre une punaise sur le pays qui les a vu naître.

    • Affichez des tableaux, affiches et images de différentes parties du monde. Encouragez les participants à présenter leurs propres oeuvres ou celles de leurs enfants.

    • Incluez la famille étendue dans vos programmes.

    • Demandez aux participants des programmes d'apporter ou de recommander de la musique de leur pays d'origine que l'on peut écouter au cours de la journée et dans le cadre de programmes ou de célébrations.

    • Soulignez ou célébrez les fêtes ou congés religieux qui ne font pas nécéssairement partie de la religion chrétienne nord-américaine.

    • Utilisez un calendrier multiconfessionnel et donnez la chance aux familles de partager leurs pratiques culturelles pour sensibiliser l'entourage et créer un lieu sacré multiconfessionnel.


Aller au-devant des mères et des familles

Les familles immigrantes et réfugiées ne connaissent souvent pas les services qui sont offerts ou se sentent mal à l'aise d'y avoir recours. Étant donné que leur besoin de soutien formel est accru, il est essentiel d'inclure des services d'approche à ses activités Voici quelques suggestions sur la façon de joindre les familles dans la communauté.

  • Collaborez avec les communautés dans la zone desservie pour les sensibiliser aux programmes et services offerts et favoriser, par tous les moyens possibles, leur participation aux programmes. Cette collaboration peut peut prendre la forme d'un partenariat avec des dirigeants communautaires ou des organismes ethniques.

  • Demandez aux représentants communautaires ce qui faciliterait la participation de leur communauté aux programmes et adaptez s'il y a lieu les programmes à leurs besoins.

Attachement selon les cultures

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